Quatre (4) individus observés en kayak par Gabriel Schmitt et Julian Martin, le 1er septembre 2025 à l’île Locas, Ste-Rose. Les Phalaropes à bec étroit, une espèce circumpolaire, se reproduisent dans la toundra arctique et subarctique. En Amérique du Nord, nous les retrouvons de l’Alaska jusqu’au Labrador. Dès juillet, ils entament leur périple vers le sud. Bien que majoritairement, les individus migrent en volant au large des côtes océaniques, certains traversent les terres. Ainsi, chaque année, la région montréalaise accueille quelques Phalaropes à bec étroit qui sont de passage de la mi-août à la miseptembre. Durant l’hiver, les individus se concentrent dans l’océan Pacifique depuis la pointe de la Basse-Californie jusqu’au large du Chili.
Tous les individus ne migrent pas au même moment. Les femelles entreprennent leur long parcours dès que débute l’éclosion des œufs. Elles ne seraient pas impliquées dans la couvaison ou l’élevage des jeunes. Elles arriveront donc les premières aux aires de repos et d’hivernage. Les mâles arriveront plus tard et ils seront suivis des juvéniles. Ainsi, chaque groupe de phalaropes observés en même temps dans la région au cours de la migration postnuptiale devraient tous appartenir à un seul de ces groupes : femelles, mâles ou immatures.